Joseph Jaunay, milk brother to the Prince
Joseph is only known through his begging letters to the
Prince de Condé when he fell on hard times. This
correspondence can be found in the Condé museum at
the château in Chantilly. Given his age and circumstances
there is little doubt that he is related to our François
Marie Jaunay and he may even be a brother. This single letter
bests reveals Joseph's circumstances...
Joseph
Jaunay
Ex Lieutenant dans
l'Auxerois, né le 26 Févr. 1755
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Joseph
Jaunay
Formerly a lieutenant in
the region of Auxerois, Born 26 February, 1755 |
A Son Altesse
Royale
Monseigneur le Duc de Bourbon
Monseigneur
L'Infortuné Jaunay fils
dont le père a eu l'honneur d'être à
votre service en qualité de chef de Vaisselle,
père de 4 enfants ose prendre la liberté
de s'adresser à son Altesse la suppliant de
vouloir bien avoir égard à la position
ou il se trouve et plongé dans la plus grande
des détresses; étant venu du Languedoc
à Paris avec sa famille pour solliciter un
emploi ou retraite d'après ses services militaires
d'après plusieurs mémoires présentés
tant au Roy qu'aux ministres il n'a pu rien obtenir
ni même son ancienne pension de 600£ dont
il a la lettre du ministère des finances ayant
résidé un an à Paris n'ayant
pas eu le bonheur d'y trouver son Altesse qui lui
aurait accordé sa protection comme elle lui
avait promis lors de votre première résidence
en 1814.
Pardonnez moi Monseigneur, si je prend la liberté
de vous écrire, ne pouvant mieux m'adresser,
d'après toutes les démarches que j'ai
fait depuis deux ans; j'ose espérer sur vos
bontés paternelles que vous n'abandonnerez
pas un malheureux père de famille qui meurt
de faim éloigné de son pays sans secours
que celui des personnes charitables, la mère
de cet infortuné a eu l'honneur da donner le
première lait à son altesse, et après
a été remplacé par Mme de Vallery
d'après la consultation de M. Bodeau rapport
à son lait qui se trouve trop vieux.
Veuillez bien Monseigneur, ne pas m'abandonner ni mes
pauvres enfants dont trois garçons et une fille,
car la misère nous fait succomber par le poids
que nous endurons depuis si longtemps vous demandant
à genoux votre protection pour les Invalides
à Avignon comme je l'ai demandé au ministre
ou quelque emploi pour pouvoir donner du pain à
mes enfants, si son Altesse désire prendre de
plus amples 'informations sur ce que j'avance Elle peut
s'adresser à M le Baron de Kentzinger, Secrétaire
militaire de la maison de Monsieur à qui j'aurai
une éternelle reconnaissance de ses bienfaits.
J'espère que, Monseigneur d'après un tel
tableau, jettera un regard de commisération sur
leur triste sort, le Bienfait de Votre Altesse Sérénissime
d'autant plus honorable pour eux, sera le soutien et
fera le bonheur d'une famille qui gémit dans
l'infortune rapport à l'opinion et dont le père
n'a jamais voulu changer son serment d'être fidèle
a ses princes légitimes. C'est dans ses sentiments
que chaque jour la reconnaissance portera le suppliant
à adresser de voeux pour la conservation de votre
illustre personne et qu'il ose espérer que Mgr
ne l'oubliera pas d'après la promesse qu'il lui
fit a Chaillot ainsi que ses enfants et que pénétré
des sentiments les plus respectueux.J'ai l'honneur d'être
avec la plus parfaite soumission.
Monseigneur De votre altesse sérénissime
Le très humble et obéissant serviteur
Jaunay Ex lt
Nîmes le 22 mai 1818
Jaunay rue Cigalou no 92 à Nîmes.
Mon fils âgé de 18 ans taille de 5 pieds
3p bien constitué dans sa corpulence désirerait
entrer au service de SA
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To His Royal Highness
His Grace the Duke of Bourbon
Your Grace,
The ill-fated Jaunay junior, whose
father had the honour of being at your service as
'chief of the crockery', father of four children, takes
the liberty of appealing to your Highness to beg Him
to consider his utmost state of distress; having come
from Languedoc to Paris with his family to apply for
a position or a pension on account of his past military
records. But in spite of several memoranda addressed
to the King and his ministers, he was unable to obtain
anything, not even his former pension of £600,
testified by a letter from the ministry of finance.
After living in Paris for one year, and unable to
find there His Grace, who would have granted him his
protection as He had promised him at the time of your
first residence in 1814.
Forgive me, Your Grace, if I take the liberty of
writing to you; after all the attempts I have made
in the last two years, I cannot find a more appropriate
person to whom to address it. I dare hope from your
fatherly kindness that you will not abandon an unfortunate
father who is starving, far away from his country,
without other help than that of charitable persons.
The mother of this wretch had the honour of giving
the first milk to His grace, and was later replaced
by Mrs de Vallery after M. Bodeau, who was consulted,
found that her milk was getting too old.
I beg Your Grace not to abandon me and my poor children,
three boys and one girl, for we are overcome by the
burden of the misery we have endured for so long.
On our knees, we beg for your protection for the disabled
of Avignon, as I have requested from the minister,
or for some employment which would provide bread for
my children. Should Your Grace want to get more information
on what I am putting forward, He may ask His Grace
the Baron of Kentzinger, Military Secretary to Your
Grace's house, to whom 1 shall be eternally grateful
for his kindness. I hope that, after such a picture,
Your Grace will take pity on their sad fate. The kindness
of His Serene Highness will be an honour, a support
and it will make the happiness of a family which groans
under misfortune because of its beliefs, and whose
father had never wanted to change his pledge of loyalty
to his legitimate princes. It is with these feelings
that the supplicant will, every day, pray that Your
Illustrious Person may live long, and that he dares
hope that Your Grace will not forget him and his children,
according to the promise you made him at Chaillot.
I am most respectfully and most faithfully the humble
and obedient servant of Your Serene Highness.
Jaunay former lieutenant
Nimes, 22 May 1818
Jaunay rue Cigalou No. 92 at Nimes.
My son, age 18, 5 foot 3 high, of sound constitution,
would like to go into Your Highness's service |
Source: Musée Condé référence: Chantilly ZR/1805 JAUNAY 22 May 1818
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